image du site

Accueil Sujets Téléchargements Top 30 Le 09 septembre 2010
Points de vue bioéthiques d'un rabbin
Transmis par Pere Patrick le 27 septembre 2007 à 10:25
Sujet : Judaïsme
Judaïsme

Quelle est votre position par rapport à l'euthanasie ?

David Messas : Pour nous, le problème est extrêmement simple. L'euthanasie qui consiste à dire: "Je peux tuer pour rendre service à quelqu'un qui est malade, pour alléger sa peine, pour alléger sa douleur", c'est absolument interdit.

La vie nous est donnée par le Créateur et nous avons l'obligation de la protéger, de la conserver et de l'entretenir. La souffrance est la souffrance. C'est sûr. Mais, pour alléger la souffrance, détruire la vie, c'est quelque chose d'interdit par la religion juive.

Pensez-vous qu'il soit utile de légiférer en la matière ?

D. M. : Nous, on sera contre. Moi, David Messas, en tant que grand rabbin de Paris, je serai contre. Vraiment, ce serait la fin de la civilisation. L'acharnement thérapeutique n'est pas toujours conseillé ni considéré comme une valeur. Mais quand tout est déjà installé et que le malade vit encore, comment allez-vous dire à quel moment vous pouvez intervenir ou ne pas intervenir. Légiférer serait une catastrophe ! Légiférer et tout permettre ? Non.

Quelle est votre position par rapport à la fécondation in vitro ?

La fécondation in vitro pose la question de la procréation à tout prix et, de facto, l'élimination des naissances à hauts risques.

Quelle est votre position sur ce sujet ?

D. M. : Dans les cas de stérilité de l'un ou de l'autre, mais où le sperme de l'un est compatible avec les ovules de l'autre, la loi juive dit la chose suivante : la fécondation in vitro du sperme du mari avec l'ovule de l'épouse est une chose possible. Parce que cet enfant-là est génétiquement le fils de son père, le fils de sa mère et qu'il a grandi dans le ventre de sa mère : il n'y a pas de problème. Par contre, dans le cas des mères-porteuses, se pose le problème de qui est le fils de qui.

Et dans le cas d'un tri sélectif des gamètes ?

D. M. : C'est une question à poser, mais je ne serais pas absolument contre, parce qu'on va éliminer une anomalie qui existe, on ne fait pas de l'eugénisme. C'est vrai qu'il peut y avoir un risque. Mais là, on est entrain non pas de choisir ce qui est beau ou ce qui est parfait, mais ce qui est normal, de retrouver la normalité. Ce que l'on voudrait, nous, c'est que la médecine rétablisse l'équilibre pour ne pas subir les effets négatifs du hasard. Pas pour arranger la nature mais pour laisser la nature se faire, comme le jardinier qui pose un tuteur. Il y avait un être trisomique, on s'est arrangé pour qu'il ne soit pas trisomique. Par contre, l'eugénisme, c'est absolument autre chose, c'est se mettre à la place de Dieu.

Commentez cet article :







* renseignez ce champ (avec une adresse valide) si c'est la première fois que vous postez un commentaire

Les commentaires sont la propriété de leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leurs contenus !

Sujets associés

questions.gif announces.gif embryon.gif Menorah.jpg

Les articles sont la propriété de leurs auteurs respectifs
Toute reproduction totale ou partielle est interdite sans l'accord des auteurs

Copyright © 2007