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Le 09 septembre 2010 |
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le désir roi : à la recherche des causes profondes de l’arrêt Perruche Transmis par Pere Patrick le 27 septembre 2007 à 10:25 Sujet : Embryon |
![]() Claire Thevenoux, psychanaliste, écrivait dans Ouest France, en janvier 2002 : Beaucoup de parents font un bébé pour eux mêmes. Ils refusent de le contrarier, de le voir pleurer , et donc ne l’éduquent jamais car éduquer c’est frustrer , faire pleurer, etc…….Ces enfants sont de veritables merveilles que l'on arrange , que l'on peaufine, rien que pour soi. On s' en sent les propriétaires , on ne les confie à d’autres qu’à reculons. Des mères notamment ne leur apprennent que la jouissance d’obtenir ce qu’ils veulent : l’objet de leur desir. Elles en font ainsi des violents et des sauvages prêts à tout quand il est question de leur desir. JJ DELFOUR , PHILOSOPHE ,écrit lui dans L’HUMANITE (...). Le pouvoir médical est devenu si puissant (...) que les parents ne sont pas des sujets éthiques capables de recevoir l'altérité de l'enfant, mais des enfants eux-mêmes désirants seulement qu'on satisfasse, par n'importe quel moyen, à n'importe quel prix, leurs désirs ". " Ainsi, la responsabilité est morte avec la destruction douce de l'interdit fondamental et absolu : l'autre est tout à fait autre, c'est à dire irréductible à sa définition biologique ". Il conclut enfin : " le pouvoir médical sert un biologisme eugéniste sans éthique et coopère à l'abandon du statut du sujet éthique pour favoriser celui d'être de désir assisté par la toute puissance technique et scientifique ". 2) le desir roi trompe et fait mal exemple ; Brigitte-Fanny Cohen, journaliste spécialisée en médecine, est l'auteur du livre Un bébé mais pas à tout prix, ed. Lattès. Elle raconte son histoire, celle d'une femme de 37 ans qui à cause de son âge se tourne quelques mois après son mariage vers les médecins de la procréation, même si aucune anomalie ne permet de suspecter une stérilité organique. La voilà embarquée dans une multiplication de traitements de plus en plus difficiles à supporter ( ). Ayant appris, enfin mais un peu tard, le peu de chance de réussite de ces traitements dont on lui avait caché les effets seconds elle décide d'adopter un enfant et... quelques mois après est enceinte. Elle dénonce la course dans laquelle elle a été engagée subissant des traitements disproportionnés avec sa " non stérilité" . " Oui, j'ai subi et d'autres subissent encore des traitements de cheval de façon exagérée. C'est comme si on m'avait soigné un rhume avec une chimiothérapie. Certes, cette dictature est insidieuse : nous sommes consentantes par manque de clairvoyance, par manque d'information, parce que notre souffrance nous aveugle..." 3) le desir roi élimine le sens de l’autre et ne répond pas à la souffrance Monette Vacquin, psychanalyste, estime dans un premier temps que la congélation des embryons humains s’imposait comme un seuil à ne pas franchir. Elle souligne que la médecine a conduit à la constitution de deux humanités parallèles, déterminées par la toute puissance du “ projet parental ”. Certains embryons deviendront des “ personnes ”, d’autres seront relégués au rang de “ chose ”. “ L’embryon est une figure de l’altérité, c’est la matérialisation de l’alliance de l’homme et de la femme, un support identificatoire à notre passé et une ouverture vers l’avenir ” conclut-elle. Ari VATANAN , député européen , ancien pilote de course (...) La beauté de la vie ne se mesure pas aux appréciations physiques données après l'accouchement,(...) la beauté vertigineuse de la vie peut venir aussi de sa fragilité ". Enfin, il termine en prévenant que " notre monde ne sera pas meilleur si les enfants handicapés sont " étouffés" dans l'utérus de leur mère. En revanche, l'innocence rayonnante nous impose d'édifier la paix, d'accepter la différence ". T. ANATRELLA ( extrait de son introduction de son livre , la société dépressive ) Nos sociétés se sont idéalisées ( comme si elles pouvaient à elles seules être leur propre idéal sans autre vis à vis que leur propre image ) et dans le credo triomphateur en la science et la technologie . En voulant se libérer de Dieu ou du désir d’absolu , elles ont souvent produit des idéologies aliénantes et désesperantes pour l’homme ….L’atomisation des individus prévaut au nom d’une liberté toute narcissique …L’histoire a montré comment le marxisme faisait peu de cas de la personne humaine et et le libéralisme donner libre cours à l’individu sans autre souci que sa satisfaction de ses besoins et au mépris éventuel des règles élémentaires de morale ……Faute d’être stimulée , la structure psychique de l’idéal ne se développe pas ou tout simplement se perd . …Comment est il possible dans ce contexte de développer un sens de l’idéal qui ne soit pas la simple justification de ses faits et gestes mais une évaluation constante de ce qu’il convient de choisir . ? Les conséquences : la relation avec le milieu social devient difficile voire impossible et chacun se constitue en ilot comme pour éviter l’autre , ne sachant plus comment se retrouver autour d’un sens commun ; lorsque les conflits éclatent ils sont durs et cruels . C’est en fait le reflet de l’absence d’idéal qui laisse le “ moi ” livré à lui même dans l’autosuffisance d’une toute puissance C’est donc la crise de l’idéal qui est en cause et que l’on perçoit socialement . 5) le désir embellit et nous fait rêver mais qu’en est il vraiment de la recherche ; n’avons nous pas tendance à suivre nos rêves ? Jacques Testart, biologiste et directeur de recherche à l’Inserm que scientifique. insiste par exemple sur les recherches animales qui doivent être parfaitement au point avant de passer à l’expérimentation sur l’homme. En matière de cellules souches, il déplore que l’on explore pas tout d’abord des voies qui ne posent pas de problèmes éthiques comme la recherche sur les cellules souches adultes. Il dénonce que derrière le débat sur l’embryon, se cachent des arrières pensées mercantiles. Axel Kahn, souligne “ qu’il est parfois difficile de distinguer parmi toutes ces promesses quels sont les espoirs réels, et quels sont les fantasmes plus destinés à promouvoir des entreprises lucratives qu’à améliorer vraiment la santé des gens ”. Il en est de même en matière de tests génétiques qui risquent d’engendrer une ségrégation biologique de la part des assureurs se rajoutant aux discriminations sociales. En résumé il existe un réel danger à ce que l’exigence du respect des droits de l’homme soit remplacée par la résignation au droit des gènes. Pour Pierre Montagut, spécialiste toulousain de la fécondation in vitro, " la constitution par clonage d'embryons humains destinés à la recherche ne se justifie pas scientifiquement. Chez le mammifère, les expériences ne sont pas concluantes : pour obtenir un seul embryon, il faut manipuler plus d'une centaine d'ovocytes et les malformations sont nombreuses. Il serait déraisonnable d'autoriser cette pratique chez l'homme." Jean François Mattéi met en avant le potentiel que réserve les cellules souches adultes " ces dernières ne posent pas les mêmes problèmes éthiques et possèdent de réelles capacités de différenciation " , " transformer [ l'embryon ] en réservoir de matière première me paraît d'autant moins urgent que les travaux sur les cellules souches adultes ouvrent aujourd'hui de formidables perspectives" et rajoute " le texte ( projet de loi ) qui nous est proposé est beaucoup trop en avance par rapport à l'état actuel de la science. Dolly, la très médiatique brebis, est le premier clone d'un mammifère adulte. Elle a aujourd'hui 5 ans et demi. Toutefois une constatation, il y a deux ans, sur ses chromosomes raccourcis trahissaient un vieillissement prématuré. cela inquiète Ian Wilmut qui affirme qu' " il n'y a aucun moyen de savoir s'il s'agit d'une conséquence du clonage ou d'une coïncidence ". La cellule de mamelle dont Dolly est issue avait été prélevée sur une brebis âgée de 6 ans. Il semblerait que Dolly pourrait avoir l'âge de sa cellule originelle, soit onze ans et demi aujourd'hui au lieu de cinq ans et demi. Jusqu'à maintenant les mutations chez les animaux clonés ne font pas l'objet d'examens systématiques très poussés ce que regrette Ian Wilmut qui appelle " les cloneurs " du monde entier à mettre en commun leurs informations. Louis-Marie Houdebine, chercheur à l'INRA, indique qu' " en dehors de toute considération éthique, le doute dans la survenue de ces maladies indique qu'on ne peut pas envisager de clonage humain ". Soljenystine :Le temps est venu de limiter nos besoins ; il est difficile d’en venir par soi même aux sacrifices et aux renoncements , mais ce n’est qu’à travers ,l’autorestriction que nous parviendrons petit à petit , non sans difficulté , à guérir à la fois la vie politique et la vie économique. |
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